Non classé

Mouvement Miyota ou autres ?

Quand on sait que neuf montres sur dix vendues dans le monde fonctionnent à pile, on se demande pourquoi une infime partie de la population s’accroche à ces garde-temps mécaniques relativement imprécis, mis au point il y a plusieurs siècles.

Myota Mouvement Illustrations
Album : Myota Mouvement Illustrations
Montres Mouvement
2 images
Voir l'album

C’est sans doute, parce que l’homme est un animal sentimental qui, dans une société de plus en plus avancée technologiquement, se rassérène au son du tic-tac imparfait de sa vieille tocante… «Ce retour en faveur de l’horlogerie mécanique correspond à l’envie de porter un objet qui soit durable, qui résiste au temps et que l’on pourra transmettre à ses enfants», analyse-t-on chez Oris, une marque horlogère helvétique qui a banni le quartz de ses collections. Pérennes (dans un siècle, une montre traditionnelle a plus de chance de fonctionner qu’un ordinateur), écologiques (pas de pile à changer ni à recycler), signifiants (une certaine connaissance, un statut social, etc.), ces modèles mécaniques présentent toutefois l’inconvénient d’être plus dispendieux que leurs homologues à quartz. Que le mécanisme soit à remontage manuel ou automatique (il se remonte « automatiquement » par les mouvements du poignet du porteur), les prix varient sensiblement selon l’origine des pièces.
Les calibres affichent la facture
«En moyenne, un mouvement helvétique coûte deux fois le prix d’un mouvement japonais, qui vaut déjà le double d’un mécanisme chinois. Pour nos montres automatiques, nous nous fournissons exclusivement au Japon car les calibres suisses sont trop chers pour nos collections et les chinois, de piètre qualité», affirme-t-on chez Louis Pion, qui vend 300 000 montres par an.
Entrent aussi en jeu les fonctions (plus le sujet est compliqué, plus son prix flambe, la nature des matériaux utilisés, le niveau des finitions) et, bien évidemment, la notoriété et la légitimité de la marque dans le domaine horloger…
A défaut de pouvoir arborer un modèle d’une grande manufacture suisse – comptez plus de 10 000 euros pour une Patek Philippe « simple » – voici huit montres mécaniques abordables. Pendant un mois, trois volontaires masculins (monsieur A., militaire, 51 ans ; monsieur R., professeur de français, 40 ans ; monsieur D., producteur de cinéma, 32 ans) les ont portées. Décryptage de leurs rouages.
Premier contact.

Complet.

Chez cette marque généraliste du Swatch Group, qui devrait produire près de 3millions de montres dont 800 000 mécaniques en 2011, le contenant est aussi important que le contenu. Résultat, un copieux écrin et beaucoup de lecture.
Prise en main. Handicapante. Monsieur D.: Impossible de régler la boucle déployante du bracelet sans l’aide de quelqu’un
Calibre. ETA 2836-2. Ce sujet automatique avec affichage du jour et de la date par guichet est l’un des best-sellers d’ETA, célèbre fournisseur helvétique qui appartient aussi au Swatch Group
Les plus.

Une ligne harmonieuse, des finitions léchées, un fond saphir qui laisse voir le mouvement.
Les moins. L’horripilante boucle déployante.
Son prix. 445 euros. Juste ! Tout Juste !
Premier contact. Rassurant. Cet horloger indépendant ne fait pas les choses à moitié : emballage sophistiqué, mode d’emploi ultra-complet.
Prise en main. Ergonomique. Monsieur R. : « Les détails sont soignés, voici une montre qui a l’air sérieux ! Elle correspond au prototype du modèle suisse classique : proportionné et bien fini. »
Calibre. Oris 735 sur une base SW 220. Ce mécanisme automatique du suisse Sellita est considéré comme un clone du calibre ETA 2836. Traduction : il est fiable.
Les plus. Un fond saphir. Une bonne lisibilité même si les chiffres des heures sont quasiment invisibles. Un porter agréable.
Les moins. Le remontoir, presque impossible à actionner.
Son prix. 850 euros. Pas donné quand même.
Premier contact. Discret. La plus américaine des marques du Swatch Group gagne à être connue en France. Ecrin sobre et mode d’emploi convenable.
Prise en main. Virile.

Monsieur A : « A première vue, elle semble aussi large qu’une poêle à frire (46 mm de diamètre), mais au poignet, elle passe bien » .
Calibre. ETA 2836-2. C’est le même mouvement que pour la Visodate de Tissot.
Les plus. « L’affichage de l’heure façon digital est déroutant, mais s’avère ensuite extrêmement lisible. » Une étanchéité à 200 mètres. Un fond saphir.
Les moins. Le port d’un gant est recommandé pour actionner la couronne, rétive à toute manipulation…
Son prix. 645 euros. Acceptable !
Premier contact. Succinct. Un écrin recouvert d’une matière qui simule des fibres de carbone.
Prise en main. Haltérophilique. Monsieur D. : « Son poids, sa taille, son cadran flashy donnentl’impression qu’elle est immettable. Et, contre toute attente, au poignet, elle se fait presque oublier ! »
Calibre. Miyota 8215. Ce mouvement automatique japonais est monté chez Louis Cottier ou chez Yema, marque horlogère française fondée en 1948 à Besançon.
Les plus. L’étanchéité à 300 mètres. L’amusant bloqueur de la lunette tournante qui a été inventé par l’entreprise dans les années 70.
Les moins. Cette montre de plongée est interdite aux cyclistes. A chaque mouvement de guidon, la couronne frappe et s’incruste durablement dans les chairs de la main.
Son prix. 375 €. Tout à fait convenable.
Premier contact. Coloré. L’inventeur de la montre suisse ludique, à quartz et en plastique, ne déroge pas à ses principes : un écrin rouge pétant, un mode d’emploi de deux lignes…
Prise en main. Bonne, une fois que le bracelet s’est fait à la forme du poignet.
Calibre. ETA CO1.21. Ce chronographe automatique suisse tient ses promesses, il est robuste.
Les plus. Les boutons poussoirs ont un déclenchement franc et net lors du démarrage et de la remise à zéro du chronographe.
Les moins. Une curieuse lunette tachymétrique. Monsieur A. : « Elle permet de calculer la vitesse de quelqu’un qui roulerait ou volerait entre 60 et 1 000 km/h. » Et un chronographe« illisible si on l’emploie lors de la pratique d’un sport. »
Son prix. 285 euros. Moins chère qu’une paire de tennis Y-3.
Premier contact. Virginal. Un écrin bleu et blanc. Disparition du mode d’emploi. Au fond de la boîte flotte une étiquette jaune où tout est écrit en japonais !
Prise en main. Déséquilibrée. Monsieur R. : « Son bracelet est trop fin par rapport au boîtier. Si on ne l’ajuste pas parfaitement, elle tourne. »
Calibre. 6R15. Ce mouvement automatique développé à 100 % par Seiko en 2007 est increvable, avec une fonction arrêt de la seconde et une correction rapide de la date.
Les plus. Une vraie montre de plongée (étanche à 200 mètres), index luminescents, lunette tournante unidirectionnelle pour mesurer les temps passés sous l’eau.
Les moins. Voir la prise en main.
Son prix. 599 euros. D’accord, à condition de revoir le bracelet.
Premier contact. Concret. Un écrin bleu, blanc, bois cache un mode d’emploi épais comme un livre de poche.
Prise en main. Mitigée. Monsieur D. : « Enfin un cadran de taille normale (38,5 mm) ! Mais le bracelet, trop dur, trop boudiné, empêche la montre de bien se placer sur le poignet. »
Calibre. ETA 2895-2. Ce solide mouvement automatique est la version avec petite seconde du 2892 qui équipe la plupart des montres de luxe actuelles.
Les plus. Un cadran très lisible, un look vintage. Cette Wrist Watch Waterproof est une réédition d’un modèle que l’horloger (racheté par Swatch Group en 1983) créa pour l’armée britannique.
Les moins. Le bracelet.
Son prix. 980 euros. Acceptable pour une Longines, marque appartenant au patrimoine horloger suisse.
Premier contact. Drôle. Dans un écrin sans fioritures, une étiquette annonce : « C’est l’heure d’être un écologiste. » La montre affiche un boîtier carré qui rappelle un écran TV des années 70.
Prise en main. Facile. Monsieur R. : « Malgré sa taille volumineuse, elle est assez douce à porter. »
Calibre. MA.S 11.04, un mécanisme chinois à remontage automatique emboîté à Morteau, en France, chez Yonger & Bresson.
Les plus. La souplesse de la couronne qui permet une mise à l’heure sans s’écorcher les doigts. La date à correction rapide.
Les moins. Trop grosse sur les minces, trop mince sur les gros, elle est mal proportionnée.
Son prix. 199 euros. Ça va mieux, beaucoup mieux !

Mots-clefs :, , , , , , , , , , , , ,

A propos de gregmontres

Par ce qu'une montre est un objet d'art. Personne ne se rend compte du savoir-faire des horlogers : Japonais, Chinois, Hongrois, Allemands, Russes, Israëliens ou Suisse !

Pas encore de commentaire.

Ajouter votre réponse

Vous devez être Identifiez-vous poster un commentaire.

Maf78 |
Louhn'ails art |
BLOG DE BEAUTE |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | De chutes en aiguilles
| Lesecretsdesfilles
| Mesastucesdado